Le Kadjar face aux crossovers asiatiques. Qui l’emporte ?

Le tout nouveau Renault Kadjar serait-il le nouveau Qashqai du losange ? C’est la question que nous allons nous poser dans cet article qui aura pour but de comparer les forces et les faiblesses du nouveau Kadjar face aux grandes forces asiatiques de ce monde, à savoir le Nissan Qashqai mais aussi le désormais très célèbre Kia Sportage. Quelles sont les caractéristiques de ce crossover qui débarque sur un segment en pleine expansion et qui reste résolument le grand frère du Renault Captur face aux grandes puissances que sont le Qashqai ainsi que le Kia Sportage. Découvrons cela en détails à travers cet essai comparatif.

Un modèle qui arrive en pleine période faste pour la marque au losange

Voilà un modèle plutôt ambitieux pour sa catégorie ! Il faut dire que le Kadjar a la prétention de vouloir détrôner la place du Renault Captur. À l’image de la toute nouvelle Clio qui reste la meilleure vente du marché en 2014 ou encore du Captur qui prend la première place au niveau des ventes européennes, le Kadjar pourrait bien devenir un redoutable adversaire en interne mais également pour les grandes marques asiatiques de la catégorie des crossovers tant son profil semble correspondre à ce que la clientèle attend aujourd’hui. Sous cette dénomination, il faut bien l’avouer un peu bizarre, le Kadjar qui est un crossover digne de ce nom vient s’intercaler directement entre le Captur et le Koléos.

Inspiré du Qashqai
Basé exclusivement sur la plateforme CMF (Common Module Family) qui est également celle du Nissan Qashqai, on peut tout de suite imaginer que le Kadjar sera un rival digne de ce nom pour le modèle nippon. Toutefois, il apparaît comme étant plus grand que son cousin puisque sa taille atteint les 4,45m de long pour 1,84m de large. Sa hauteur atteint quant à elle non sans mal les 1,60m. Ces dimensions pourraient bien rester définitives dans la mesure où il n’est pas encore prévu de versions 7 places du Kadjar. Il est extrêmement bien conçu et doté du design des modèles spécifiques de la marque française aujourd’hui puisqu’il en reprend presque tous les codes stylistiques. Si son design général ne sera pas sans nous rappeler celui du Qashqai, on peut remarquer que la face avant reste quant à elle particulièrement semblable à celle du Captur. Par ailleurs, on remarque également l’adoption de projecteurs Full LED. Sans nul doute, la principale qualité du Kadjar reste celle de n’avoir peu ou même pas de défauts.

Une voiture sans surprise
Avec la plateforme de Nissan, on avait bien peu de chances d’être déçus, c’est évident. Partageant avec le Qashqai les mêmes motorisations et les mêmes transmissions, tout comme d’autres éléments électriques et électroniques semblables, les deux SUV se battent fièrement en duel mais il reste à l’heure actuelle bien difficile de les départager. Dans l’habitacle, peu de surprise non plus puisque ce dernier reste des plus spacieux et des plus ergonomiques. Sans fantaisie, on aurait aimer davantage de couleurs d’autant que les plastiques durs sont bien présents, trop présents. Malheureusement, on regrette la non-présence de la grande tablette verticale qui était présente dans l’Espace. Mais à titre de compensation, on a le plaisir de profiter du système R-Link 2 à écran tactile et commande vocale. L’interface quant à elle est particulièrement agréable à utiliser et serait peut-être même l’une des plus agréables que nous ayons testée jusqu’à aujourd’hui. Cette ambiance très typée « Renault », et donc très « plastoc » est malheureusement l’un des petits bémols qui nous fait parfois oublier à quel point les commandes sont vraiment bien placées.

Du côté des motorisations proposées pour ce très réussi crossover, on pourra bien entendu profiter du désormais célèbre dCI 110 qui sera d’ailleurs le seul moteur à laisser libre choix aux clients entre une boîte à transmission manuelle à 6 rapports et une boite automatique EDC. On trouvera également un puissant moteur dCI 130 ainsi qu’une seule motorisation essence 1.2 TCe de 130ch.

Que retenir de ce modèle ?
Très clairement, il est difficile de ne pas tomber sous le charme de ce crossover. Ses nombreuses qualités risquent bien de faire de lui une référence à court terme. On soulignera notamment l’aptitude tout chemin du Kadjar ainsi que ses nombreux aspects pratiques. Par ailleurs, il est important de noter que son confort reste absolument remarquable pour sa catégorie tout comme son système R-Link2 dont on ne se lassera jamais. Avec un prix affiché de seulement 22 900 euros pour le modèle d’entrée de gamme, on peut également affirmer que le rapport qualité/prix est particulièrement bon. Mais parce que la perfection n’existe pas, on émettra tout de même une légère retenue par rapport aux sensations de conduite qui restent vraiment très simplistes ainsi que son habitacle plutôt austère et sombre. Toutefois, on peut clairement affirmer que le Kadjar a de sérieux arguments à revendre et qu’il ne serait pas étonnant de le voir très vite atteindre le niveau du Qashqai ou encore du Kia Sportage. Après ce petit descriptif du Renault Kadjar qui, vous l’aurez compris nous a vraiment convaincu, essayons maintenant de comparer les performances routières du Renault Kadjar face à ses rivaux asiatiques

Alors plutôt Renault ou Nissan-Kia ?
En comparant les prestations proposées par chacun des modèles, on se rend très vite compte que le Renault Kadjar est bien mieux équipé que ses confrères asiatiques. Avec des équipements de haut vol et un système R-Link2 qui fait maintenant fureur auprès de la clientèle du losange, le Kadjar surpasse de loin le Qashqai ou le Sportage sur ce point. Du côté du comportement routier, l’avantage revient cette fois au Qashqai qui reste la référence en matière de sensations de conduite. En effet, nous n’avons pas été sans remarquer le manque de punch et de dynamisme du Kadjar face à certaines situations. Enfin, et parce qu’il s’agit également d’un critère de choix important, le prix du Kadjar est aussi un argument convaincant dans la mesure où son prix d’entrée est de 22 900 euros. La dernière version du Kia Sportage s’affiche quant à lui à partir de 22 850 euros tandis que le Nissan Qashqai s’affiche à partir de 21 990 euros. Des prix relativement semblables mais si l’on compare le rapport prix/prestations, la palme revient sans conteste au Kadjar.

Sur la partie confort, Renault l’emporte !
Commençons d’abord par la partie confort avec le Qashqai qui se dévoile avec un habitacle entièrement revu et corrigé. L’intérieur est moderne et accueillant même si on regrette un peu le manque de folie de la part du constructeur. Tout comme chez Renault, nous aurions peut-être aimé un peu plus de couleurs puisque, finalement, l’ensemble reste particulièrement sombre. Néanmoins, on constate que les qualités en matière de finitions dépassent quelque peu les prestations du Kadjar en limitant la présence de plastiques durs. Cependant, on remarque immédiatement que le Qashqai arbore fièrement de nombreux éléments technologiques notamment avec le Safety Shield, son service de sécurité active incluant le détecteur d’angles morts, le système de pré-collision, la détection des objets en mouvement, la lecture des panneaux ou même la caméra à 360°C.
Du côté du modèle sud-coréen, on observe un habitacle tout aussi moderne et relativement bien fini. Tout comme dans le Kadjar, quelques plastiques durs peu flatteurs sont à noter. Sur le point des équipements, le Sportage met le paquet avec une direction entièrement paramétrable selon plusieurs modes (Confort, normal et sport), un système multimédia tactile ainsi qu’une caméra de recul pour la finition haut de gamme. Tout cela ne se retrouve pas au sein du Kadjar et du Qashqai. L’ensemble est donc particulièrement serré entre les trois modèles même si l’avantage en terme de confort général revient au Kadjar.

Et sur la route, c’est qui le plus fort ?
Pour ce qui est maintenant du comportement routier, le Kia Sportage reste assez discret et moins convaincant avec sa direction légère et peu consistante. Avec sa visibilité arrière plutôt mauvaise et un rayon de braquage limité, le Sportage est difficile à garer. Dans les virages, la voiture semble cette fois-ci assez lourde et encombrante et c’est une sensation totalement inverse que l’on retrouve dans le Kadjar. En effet, ce dernier s’adapte parfaitement à n’importe quel type de route et reste un modèle agréable à garer d’autant que dans certains niveaux de finition, on pourra profiter de l’aide au stationnement. Plus dynamique que ses deux adversaires, le Nissan Qashqai remporte le prix du dynamisme sur la route. Avec un châssis qui a fait l’objet de plusieurs évolutions importantes, et avec des suspensions adaptables remarquables d’efficacité, le japonais remporte le match du côté du comportement routier même s’il s’avère que nous avons affaire ici à un gros consommateur de plaquettes de freins. Cela est peut-être un peu trop intrusif à notre goût. Par conséquent, on peut dire que le Qashqai et le Kadjar ont tous les deux de très bons arguments du point de vue du comportement routier !
En définitive, vous l’aurez compris, le Kadjar est un véritable coup de cœur et n’a pas eu de mal à nous séduire.

 

Rédigé par Jonathan Luck, news-auto.fr

30 octobre 2015